Selon la Société canadienne du cancer, le cancer de la thyroïde sera le septième cancer le plus souvent diagnostiqué au Canada en 2020. Ce cancer vient au cinquième rang des cancers féminins [1] et apparaît le plus souvent chez des personnes âgées de 20 à 55 ans.
Les facteurs de risque professionnels liés au cancer de la thyroïde sont méconnus. L’exposition au rayonnement ionisant (radiothérapie, imagerie diagnostique ou retombées nucléaires) pendant l’enfance et l’adolescence est le facteur de risque le plus connu du cancer de la thyroïde. En milieu de travail, on a constaté les associations les plus cohérentes pour les travailleurs exposés au rayonnement et les professionnels de la santé. Par ailleurs, d’autres études ont révélé un risque accru chez les travailleurs exposés à des pesticides et chez ceux occupant des professions agricoles [2].
Facteurs de risque professionnels connus
Facteurs de risque professionels possibles
Par le passé, certaines études ont démontré un risque accru de développer un cancer de la thyroïde chez les travailleurs agricoles, qui peuvent être exposés aux pesticides. Toutefois, aucun risque accru n’a été observé parmi ces groupes dans le SSMP.
Les professionnels de la santé peuvent être exposés au rayonnement ionisant à faible dose lorsqu’ils administrent une radiothérapie ou effectuent une imagerie diagnostique. L’exposition à des rayons ionisants à l’âge adulte est un facteur de risque possible du cancer de la thyroïde.
* Cette industrie comprend les laboratoires (dentaires, médicaux, radiologiques, etc.) offrant des services d’analyse, de diagnostic ou de traitement aux professions médicales ou dentaires ou aux patients sur ordonnance d’un médecin ou d’un dentiste et les organismes comme les Infirmières de l’Ordre de Victoria du Canada, les services de transfusion sanguine de la Croix-Rouge canadienne et Ambulance Saint-Jean.
Figure 1. Risque de diagnostic de cancer de la thyroïde chez les travailleurs employés dans chaque groupe d’industries par rapport à tous les autres, Système de surveillance des maladies professionnelles (SSMP), 1983-2016
Pour obtenir le rapport de risque, on divise l’estimation du temps moyen nécessaire pour diagnostiquer la maladie chez les travailleurs de chaque groupe d’industries/professionnel par celui nécessaire pour diagnostiquer la maladie chez tous les autres groupes pendant la période de l’étude. Les rapports de risque supérieurs à 1,00 indiquent un risque accru de développer la maladie dans un groupe donné par rapport à tous les autres. Les estimations sont ajustées par année de naissance et par sexe. La largeur de l’intervalle de confiance (IC) de 95 % est fondée sur le nombre de cas dans chaque groupe (plus il y a de cas, plus l’intervalle est étroit).
Figure 2. Risque de diagnostic de cancer de la thyroïde chez les travailleurs employés dans chaque groupe professionnel par rapport à tous les autres, Système de surveillance des maladies professionnelles (SSMP), 1983-2016