Amiantose

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Contexte

L’amiantose est une maladie pulmonaire chronique causée par l’inhalation de fibres d’amiante. L’exposition à ces fibres peut entraîner des lésions au tissu pulmonaire et un essoufflement. L’amiantose peut survenir des dizaines d’années après l’exposition à l’amiante.

Facteurs de risque

  • Fibres d’amiante (tous types) [1]

Les ouvriers du bâtiment, comme les travailleurs spécialisés dans l’isolation, les électriciens et les plombiers occupent des postes pour lesquels les taux d’incidence de cette maladie sont très élevés. Les ouvriers de la métallurgie et les plaqueurs et chaudronniers présentent également un risque accru de développer l’amiantose.

Principales conclusions

Les risques les plus élevés de développer l’amiantose ont été observés chez les travailleurs employés dans l’industrie de la construction, et dans certaines industries manufacturières.

Construction

Au Canada, les matériaux contenant de l’amiante, notamment ceux d’isolation, ont été largement utilisés dans les constructions d’avant 1990 et on en trouve encore dans un grand nombre de maisons et bâtiments anciens [2]. Les travailleurs spécialisés dans l’isolation, les plombiers, les électriciens et les autres travailleurs des métiers du bâtiment peuvent fréquemment manipuler des matériaux contenant de l’amiante ou travailler à proximité immédiate de ceux-ci pendant les travaux d’entretien et de rénovation des bâtiments.

  • Travailleurs du bâtiment : 3,50 fois le risque
    • Travailleurs spécialisés dans l’isolation : 25,4 fois le risque
    • Tuyauteurs, plombiers et travailleurs assimilés : 8,36 fois le risque
    • Plâtriers et travailleurs assimilés : 5,38 fois le risque
    • Maçons et carreleurs : 3,76 fois le risque
    • Électriciens d’installation et d’entretien : 3,35 fois le risque
    • Charpentiers en charpentes de bois et travailleurs assimilés : 2,05 fois le risque
Fabrication de produits minéraux non métalliques

L’industrie des produits minéraux non métalliques comprend les installations produisant de l’argile, du ciment et du béton, du verre et des produits verriers, et, par le passé, de l’amiante et des produits de vermiculite. Ces derniers sont représentés dans les diverses industries des produits minéraux non métalliques, où le risque d’amiantose est le plus élevé.

  • Fabrication de produits minéraux non métalliques : 2,14 fois le risque
    • Industrie des produits minéraux non métalliques divers : 7,56 fois le risque
Professions et industries métallurgiques

L’amiante était couramment utilisé comme matériau d’isolation dans certains procédés métallurgiques à chaud [3]. Les travailleurs de l’industrie de première transformation des métaux peuvent utiliser des fours et d’autres équipements thermiques isolés avec de l’amiante. Lorsque ces matériaux sont déplacés ou abîmés, des fibres d’amiante sont libérées dans l’air.

  • Chaudronniers, tôliers et ouvriers en charpente métallique : 9,96 fois le risque
  • Tôliers : 2,44 fois le risque
  • Première transformation des métaux : 2,34 fois le risque
    • Sidérurgie : 2,77 fois le risque
Mécaniciens-réparateurs excepté ceux travaillant sur du matériel électrique

Les mécaniciens assurent l’entretien et la réparation des machines et véhicules, ce qui suppose souvent de retirer des pièces pour les nettoyer ou les remplacer. L’amiante était largement utilisé dans les pièces automobiles, comme les plaquettes de frein, les embrayages et les revêtements composites, et peut être présent dans les anciens véhicules et machines [4,5].

  • Mécaniciens et réparateurs de machines industrielles, agricoles et de construction : 1,52 fois le risque

Risque relatif par industrie et emploi

 

 

 

 

Figure 1. Risque de diagnostic d’amiantose chez les travailleurs employés dans chaque groupe d’industries par rapport à tous les autres, Système de surveillance des maladies professionnelles (SSMP), 1999-2016

Pour obtenir le rapport de risque, on divise l’estimation du temps moyen nécessaire pour diagnostiquer la maladie chez les travailleurs de chaque groupe d’industries/professionnel par celui nécessaire pour diagnostiquer la maladie chez tous les autres groupes pendant la période de l’étude. Les rapports de risque supérieurs à 1,00 indiquent un risque accru de développer la maladie dans un groupe donné par rapport à tous les autres. Les estimations sont ajustées par année de naissance et par sexe. La largeur de l’intervalle de confiance (IC) de 95 % est fondée sur le nombre de cas dans chaque groupe (plus il y a de cas, plus l’intervalle est étroit).

Figure 2. Risque de diagnostic d’amiantose chez les travailleurs employés dans chaque groupe professionnel par rapport à tous les autres, Système de surveillance des maladies professionnelles (SSMP), 1999-2016

Pour obtenir le rapport de risque, on divise l’estimation du temps moyen nécessaire pour diagnostiquer la maladie chez les travailleurs de chaque groupe d’industries/professionnel par celui nécessaire pour diagnostiquer la maladie chez tous les autres groupes pendant la période de l’étude. Les rapports de risque supérieurs à 1,00 indiquent un risque accru de développer la maladie dans un groupe donné par rapport à tous les autres. Les estimations sont ajustées par année de naissance et par sexe. La largeur de l’intervalle de confiance (IC) de 95 % est fondée sur le nombre de cas dans chaque groupe (plus il y a de cas, plus l’intervalle est étroit).

Tableau des résultats

Veuillez noter que nos résultats peuvent différer de celles que nous avons publiés ou présentés. Cela peut être attribuer aux définitions que nous utilisons pour identifier les cas, aux approches méthodologiques et le suivi en cours de la cohort dans le système de surveillance.

Références

  1. Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Arsenic, métaux, poussières et fibres. Monographies du CIRC sur l’identification des dangers cancérogènes pour l’homme. Vol. 100C (2012). (En anglais seulement)
  2. Gouvernement du Canada. Amiante (mise à jour en 2020).
  3. Williams PRD, Phelka AD, Paustenbach DJ. A review of historical exposures to asbestos among skilled craftsmen (1940-2006). J Toxicol Environ Heal – Part B Crit Rev. 2007;10(5):319–77. (En anglais seulement)
  4. Paustenbach DJ, Finley BL, Lu ET, Brorby GP, Sheehan PJ. Environmental and occupational health hazards associated with the presence of asbestos in brake linings and pads (1900 to present): A “state-of-the-art” review. J Toxicol Environ Heal – Part B Crit Rev. 2004;7(1):25–80. (En anglais seulement)
  5. Jiang GCT, Madl AK, Ingmundson KJ, Murbach DM, Fehling KA, Paustenbach DJ, et coll. A study of airborne chrysotile concentrations associated with handling, unpacking, and repacking boxes of automobile clutch discs. Regul Toxicol Pharmacol. 2008;51(1):87-97. (En anglais seulement)